Elevage

 

 

Suite de : Le soutien des états

De tout ce que nous venons de dire, faut-il en conclure qu’il faudrait choisir entre élevage professionnel et élevage familial, ou privilégier l’un par rapport à l’autre ?

Personnellement, je n’en crois rien. L’expérience m’a appris qu’il existe de bons élevages et de mauvais élevages familiaux, comme il existe de bons et de mauvais élevages professionnels.

En ce qui concerne ces derniers, on notera un peu partout dans le monde des exemples d’exception produisant de façon régulière des sujets remarquables et d’une surprenante homogénéité. Et il est vrai que l’élevage professionnel intelligemment conduit permet d’obtenir par une utilisation rationnelle des patrimoines génétiques des résultats qui seront toujours hors d’atteinte de l’élevage familial. La production d’un champion de conformité au standard reste souvent le résultat de la chance et du hasard dans le second cas, tandis qu’elle est plus facilement celui de la sélection dans le premier.

De tels élevages d’exception sont capables d’atteindre une réputation qui dépasse souvent et de beaucoup les frontières de leur pays. Ces élevages ne recherchent pas la clientèle, c’est celle-ci qui se presse à leur porte. Ils n’ont alors nul besoin de subventions, ni de lobbying.

Alors, pourquoi choisir ? Pourquoi ne pas laisser agir, sereinement, l’odieuse concurrence et le vilain marché ?

Odieuse concurrence, vilain marché, nous plaisantons, bien sûr.

Car la vérité est celle-ci : ces deux branches de l’élevage ne sont qu’apparemment en concurrence, elles sont complémentaires dans la réalité. Combien d’élevages familiaux ont-ils choisi de préférence leurs reproducteurs chez des éleveurs professionnels connus ? En éliminant l’élevage familial, l’élevage professionnel élimine d’abord la meilleure de sa clientèle. Et moins nombreux sont dans un pays les amateurs, prêts à pousser leur passion jusqu’aux soucis de la reproduction, moins nombreux sont les animaux, et moins nombreux, par conséquent, les heureux propriétaires.

Voilà qui vient conclure notre réflexion sur la question de l’élevage amateur, dont le rôle à notre avis est tout à fait nécessaire, et devrait être encouragé, au moins autant que l’élevage professionnel, tant par les pouvoirs publics que par l’élevage professionnel lui-même…

Fin

Extrait de notre Formation élevage

Page parente : Pourquoi faudrait-il encourager et favoriser les petits élevages familiaux (et pourquoi est-ce le contraire qui se produit le plus souvent) ?

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