Elevage

 

 

Suite de : Explosion des prix de revient

 

C’est donc le moment d’un premier bilan : si l’on compare les difficultés de la production de l’élevage professionnel et celle de l’élevage amateur, il est difficile de trouver un avantage évident en faveur du premier. Pour celui-ci en effet, les coûts seront plus élevés, la socialisation plus difficile, un niveau sanitaire de qualité plus délicat…

On pourrait imaginer que tous ces inconvénients soient effacés par une nécessité d’existence d’un élevage professionnel, parce que l’élevage familial ne serait pas en mesure, par exemple, de répondre à la demande.

Mais ce n’est absolument pas le cas.

Imaginons pour le raisonnement le cas d’un pays comptant par exemple 8 millions de chiens, soit 4 millions de chiennes.

Supposons pour ces animaux une durée moyenne de vie de 10 ans : cela sous-entend la nécessité de produire 800 000 chiots chaque année, pour que l’effectif reste constant. Retenons l’hypothèse de portées moyennes de cinq chiots : 800 000 chiots, c’est donc 165 000 portées annuelles, ce qui concerne donc… 4 % du total des chiennes, une chienne sur 25 ! Que plus d’une chienne sur 25 reproduise, et l’on a déjà trop de chiots !

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On notera que beaucoup de propriétaires souhaiteraient que leur chienne produise au moins une portée dans sa vie ; heureusement que ce souhait reste un vœu pour la plupart ! Si ce n’était pas le cas, il faudrait compter avec… 400 000 portées annuelles, et un nombre vertigineux de… 2 millions de nouveaux chiots chaque année !

Le constat est sans appel : du point de vue de la demande, l’existence d’une production industrielle d’animaux de compagnie n’a rigoureusement aucun sens.

Un même raisonnement conduirait à un résultat équivalent pour ce qui concerne les chats.

Une organisation intelligente et rationnelle d’environ 50 000 petits élevages familiaux (comptant une moyenne de trois chiennes reproductrices) permettrait de répondre de la manière la plus satisfaisante à la demande d’une population de 8 millions de chiens.

Or de telles organisations existent à peu près partout dans le monde : ce sont les sociétés cynophiles regroupant des clubs de race, dans la caractéristique est d’allier compétence et bénévolat, permettant la sélection de sujets de qualité, parfaitement équilibrés, et « naturellement » socialisés, dans les conditions économiques les plus favorables.

Lire la suite : Les arguments de l’élevage professionnel

Extrait de notre Formation élevage

Page parente : Pourquoi faudrait-il encourager et favoriser les petits élevages familiaux (et pourquoi est-ce le contraire qui se produit le plus souvent) ?

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